6221 australia

La bannière doit faire 1005 x 239 pixels

australia
Un blog Yagg
Non classé | 28.11.2012 - 14 h 33 | 5 COMMENTAIRES
Et plus que l’air marin, la douceur angevine

Quand je me réveille le lundi 5 novembre, nous sommes déjà à quai à Dunkerque. Me voilà arrivée à bon port.

Je croise le Capitaine dans les couloirs qui m’annonce fièrement que je suis arrivée à destination et que je peux m’en aller là maintenant si je veux, pas de contrôle, rien. Je regarde par le hublot, il fait nuit, il flotte, il est à peine 7h30 ;  je vais peut-être attendre un peu. Le 2ndEngineer me dit qu’un taxi viendra les chercher lui et l’électricien à 10h pour aller à la gare, je peux me joindre à eux. Impeccable, y’a plus qu’à attendre ! C’est un peu long quand même (2h après 40 jours, c’est sûr…), mais je bouquine, je vérifie 4 fois que j’ai rien oublié, je dis au revoir à certains… Et enfin, l’appel du Capitaine « c’est bon, le taxi est en bas » Joey descend mes bagages, je ne tombe pas de la passerelle (par contre, je ne sais pas comment, mon jean est plein de cambouis) et me voilà sur le sol français. Je discute avec le chauffeur de taxi en attendant mes camarades de fortune qui arrivent complètement survoltés, des vacances après 3 mois de mer c’est chouette, en plus ils vont passer Noël en famille, c’est encore mieux.

ceci n’est pas Dunkerque

Dunkerque, il pleut, il fait gris, mais il ne fait pas trop froid, c’est déjà ça. À la gare, j’aide les roumains à récupérer leurs billets de train. Une chose me frappe : c’est très étrange d’entendre parler français partout. Pendant que je cours vers une boulangerie, les roumains gardant mes bagages, une deuxième chose me frappe : quand on regarde à droite avant de traverser, on voit rarement les voitures qui arrivent de la gauche, j’ai eu de la chance cette fois.

– Bonjour madame, un pain au chocolat s’il vous plaît!  (j’évite de parler sudiste quand je suis dans le nord)

– Bonjour, navrée mais il n’y en a plus. Nos croissants sont très bons aussi !

– Soit, un croissant donc. C’est mon premier vrai croissant en 15 mois, quel bonheur !

Commence là une conversation fort passionnante sur mon voyage en Australie que la boulangère conclu par :

–  Tenez ce pain au chocolat il a pas une bonne tête, je ne pourrai pas le vendre alors je vous l’offre

– Oh ben merci, c’est très gentil !

– De rien. Donc là, vous rentrez chez vous, vous êtes arrivée ?

– Non, j’attends ma mère elle doit venir me chercher à la gare

– Vous habitez où ?

– Le sud-ouest. Mais ma mère vient d’Anjou là

– Mais qu’est-ce que vous venez faire à Dunkerque alors ?

– Euh… ben en fait j’ai peur de l’avion, bla, bla, bla…

– C’est formidable !

– Excusez-moi, il faut que j’y aille, mes amis qui surveillent mes bagages doivent prendre le train dans 5min

– Ben si vous avez un problème, venez ici, on mettra vos bagages derrière et on prendra un café en attendant votre maman

J’avais oublié que les français aussi étaient gentils et accueillants. J’ai englouti ma chocolatine (faut pas déconner non plus!) en moins de deux, c’était trop bon.

Ma mère est finalement arrivée à la gare de Dunkerque, c’était chouette.

– Oh ben t’as pas changé ! Mais par contre, t’aurais pas grandi ?

– Euh je ne crois pas non, à mon avis j’ai passé l’âge quand même.

– Ah oui sans doute.

Toujours la même… On a fait la route sous la pluie, c’était terrible, quel accueil ! Le compagnon de ma mère nous a même attiré le mauvais œil en jetant un « de toute façon ça pourrait pas être pire. » En dépassant le panneau « Bienvenue dans la région Pays de la Loire », on s’est pris une averse de grêle sur la tronche c’était sympa. Ça n’a pas duré heureusement. Nous sommes arrivés de nuit, le ciel était étoilé, c’était magnifique mais il faisait frais quand même.

Les jours suivants j’ai pu redécouvrir les couleurs automnales de la campagne angevine et ses vignes toujours aussi magnifiques. Comme Ulysse j’ai fait un beau voyage et je suis ben contente d’être de retour à la maison.

The end, merci pour tout !

Non classé | 25.11.2012 - 20 h 36 | 5 COMMENTAIRES
Compte rendu

41 jours sur un cargo, ça peut paraître long. Sauf quand on a des m&m’s et un disque dur externe.

Liste séries/livres/films

  • The Wire, saison 5

  • Six Feet Under, saisons 3, 4, 5

  • Futurama, saisons 1, 2, 3, 4, 5

  • The X-Files, saison 1

  • « The Eyre Affair » de Jasper Fforde

  • « Frill-necked frenzy » de Kenneth Cook

  • « Double Dexter » de Jeff Lindsay

  • « The book thief » de Markus Zusak

  • « To Kill a Mockingbird » de Harper Lee

  • « Fatale » de Jean-Patrick Manchette

  • 99 francs

  • Conte d’été

  • Intouchables

  • 127 heures

  • My week with Marilyn

  • Trois couleurs : bleu, blanc, rouge

  • Mr and Mrs Smith

  • Limitless

  • Lars and the Real Girl

  • Southland Tales

  • Pleasantville

  • Deconstructing Harry

  • Fahrenheit 451

  • Babel

  • Les Infiltrés

  • The Island

  • The Bad Lieutenant

  • Des hommes et des dieux

  • Memento

  • Invictus

  • Sailor et Lula

  • The Constant Gardener

  • Coraline

  • A Single Man

  • Roman de gare

  • Un Prophète

  • Picnic at Hanging Rock

  • Watchmen

  • Gran Torino

  • True Romance

  • Le Labyrinthe de Pan

  • Kick-Ass

  • The Rum Diary

  • Back to the Future I, II, III

  • Forrest Gump

  • Paul

  • How to lose friends and alienate people

  • Elle s’appelait Sarah

  • The Adjustment Bureau

756 m&m’s mangés…

Non classé | 19.11.2012 - 22 h 19 | 2 COMMENTAIRES
Panama Canal

L’arrivée du pilot est prévue pour 01h00 le vendredi 19. Mais ça change à peu près toutes les 5min. Le 2nd Mate m’appellera donc lorsqu’on commencera à avancer. J’essaye de dormir, j’ai du mal, je m’endors après 23h30 et me réveille avant 1h, j’entends des bruits dans le couloir. Je suis au radar grave, j’entends des gens parler, des bruits de pas, c’est quoi ce bordel. Je sors une fois le silence revenu, ça devait être les douanes ou le pilot ou l’agent ou que sais-je encore. Je vais dans la salle des passagers, il fait nuit noire, mais il y a plein de lumière partout, après 15 jours de traversée de l’océan Pacifique, ça change ! Beaucoup de bateaux et surtout une ville, Balboa, et ses skyscrapers sur la droite. Mais le cargo ne bouge pas. Je retourne dans ma cabine, je tourne en rond, je lis, je retourne dans la salle des passagers, en plus il y fait frais… 2h20, j’entends mon téléphone sonner, je me précipite, le 2nd Mate m’informe de notre entrée dans le Canal du Panama. Je le remercie et monte à toute bringue.

Début du Canal du Panama

Cette fois c’est plus facile et rapide de se repérer dans le Bridge avec le nombre de lumières extérieures. Le pilot est dans le fauteuil haut, le capitaine est devant ses écrans (pour l’occasion il porte sa belle chemise blanche pour faire vrai capitaine), le 2nd Mate circule et il y a un marin au volant. L’autre passager est là également, sur le canapé.

En général, le pilot n’est là que pour conseiller le Master qui prend les décisions. Pas ici. Le Canal du Panama est le seul endroit où le pilot est responsable de tout, devant le Capitaine.

Devant nous, un couloir de lumières rouges et vertes, il suffit de passer au milieu. Le pilot gère la manœuvre en donnant des ordres au marin « starboard 5, midship, steady, course 320 , portside 10…». Le marin exécute répétant inlassablement tous les ordres donnés. On avance doucement mais sûrement, il y a d’autres bateaux dans le couloir, des plus petits, certains arrivant en sens inverse. Au bout de ce couloir interminable, la première écluse. On passe sous le Bridge of America, reliant l’Amérique Centrale à l’Amérique du Sud. On croise le D’Artagnan qui fout les jetons, j’aurais pas aimé voyager là-dessus. Il se fait ravitailler en fuel, en pleine mer, c’est marrant.

Un bateau nous aborde, le 2ème pilot ainsi que le Channel Crew montent à bord. Le 2ème pilot part se reposer, l’équipage du Canal s’occupera de toutes les opérations pendant les premières écluses.

premières écluses

Nous sommes devant les Miraflores Locks avant 4h (c’est bizarrement passé assez vite). Devant nous un bateau est déjà dans l’écluse de droite, c’est pourtant par là que nous nous dirigeons. Le channel crew (19 gars) nous attache à 3 locomotives (2 cordes par locomotives) sur la gauche d’abord puis sur la droite, les locos vont nous tirer dans l’écluse pour faciliter les opérations et nous maintenir dans l’axe. Parce que là ça devient intense niveau manœuvres, les écluses font 33m de large, les Panamax, dont fait partie le Matisse, font 30m de large, la marge d’erreur n’est pas bien grande (1m50 de chaque côté, faut pas se louper). De nouvelles écluses de 40 m de large sont en construction, ils espèrent terminer les travaux pour les 100 ans du Canal en 2013.

bientôt 100 ans

4h, on est à l’arrêt devant les portes fermées de l’écluse, le Chief Officer qui vient de relayer le 2nd mate allume les lumières du Bridge, nous allons devoir patienter avant que les portes ne s’ouvrent. J’en profite pour rentrer chez moi et me faire une pause thé/cookies, ça fait du bien.

4h10, on bouge, on avance vaille que vaille, sous la pluie. Les premières portes s’ouvrent, on entre dans le bassin, à terre ça s’affaire. Une fois parvenu au milieu du bassin, nous sommes amarrés et on attend que l’eau monte. Depuis que nous sommes entrés, l’eau du bassin suivant se déverse dans celui-ci, maintenant que les portes sont fermées, ça va un peu plus vite je pense. Mais on ne sent rien et je ne vois rien.

Les deux bassins sont maintenant à niveau, les portes devant nous s’ouvrent. À côté, on peu suivre toutes les opérations sur un bateau qui vient d’arriver, c’est chouette. On passe dans le deuxième bassin, même histoire, on attend que l’eau monte, les portes s’ouvrent et nous voilà sortis du Miraflowers Locks à 5h15. Nous somme montés de 16m. Le Capitaine et le pilot sont dehors, penchés par dessus la balustrade côté portside pour suivre le mouvement et donner les ordres au marin au volant. Un tugboat nous emmène jusqu’à la prochaine écluse, c’est pas bien loin. À 5h35, on arrive près des petits trains. Le capitaine et le pilot restent dehors, ils communiquent par talkie walkie avec l’officier de quart et le marin au volant. Il pleut vraiment beaucoup mais il ne fait pas froid du tout, la joie des tropiques j’imagine. Ça me convient pour quelques jours mais je préfère l’air frais.

sortie d’écluse

Même histoire mais cette fois, je descends au deck B pour essayer de voir la profondeur du bassin. Ce qui est marrant c’est qu’au début, je suis plus bas que le niveau de la terre et à la fin de la manœuvre, je suis bien au-dessus. À 6h05 les portes s’ouvrent, on sort du Pedro Miguel Lock. Cette fois-ci, il n’y avait qu’un seul bassin et nous sommes montés de seulement 9,5m. Le soleil se lève, mais on ne voit rien, trop de nuages, bienvenue à Panama. La carte du Canal ressemble pas mal à du gruyère quand même : des îles un peu partout, de la flotte et au milieu un petit passage.

 

6h30, le 1er pilot et le Channel Crew s’en vont, le 2ème pilot est déjà à son poste. Nous voilà dans une sorte de rivière, des collines vertes tout autour, c’est beau, mais il fait gris et c’est pas folichon, et c’est l’heure du petit-dèj ! Je remonte ensuite chez moi, je prends quelques photos depuis le Deck E, toujours cette espèce de rivière. Lorsque je remonte au Bridge à 8h30, tout a changé : il ne pleut plus, il fait un peu soleil et je me retrouve dans le gruyère de la carte : plein de petits îlots de verdure partout, c’est beau. Joey est au volant, lunettes de soleil en place, il répète tous les ordres du pilot limite en hurlant avec son accent trop drôle, c’est tordant.

Panama le matin

9h, on arrive pas loin du Gatun Locks, la dernière série d’écluses. Un immense bateau de passagers est en train de passer, il bouche la vue. Il y a plein de bateaux partout qui attendent dans tous les sens. On en a évité un en plein milieu du passage (toujours les lumières rouges et vertes), et on fait pareil, on tourne sur nous même et on stoppe face à notre suiveur, limite au milieu. On jette l’ancre, on patiente également. Le pilot quitte le navire, le prochain arrive à 14h45. C’est l’heure de se reposer m’annonce le Capitaine qui a quitté sa belle chemise blanche depuis la sortie du Pedro Miguel Lock En fait, si je m’en tiens à la carte on est bientôt arrivés, faut juste patienter quoi.

lac Gatun, on attend…

J’essaye de dormir mais c’est peine perdue, je lis, j’écris, je regarde des films.

15h, je monte au Bridge, il y a juste le 2nd Mate qui ne sait rien de plus, on essaye d’apercevoir des crocodiles mais rien. Un orage éclate pas loin, je retourne dans ma chambre et évite de justesse de m’endormir devant Futurama.

16h30, il y a du mouvement, je remonte. Le Channel Crew est déjà en poste au bow. Au Bridge, il y a le Capitaine qui a remis sa chemise blanche, le Chief Officer, un marin, et deux pilots pour le prix d’un (d’ailleurs coût du passage : entre 250 000 et 300 000€ !). On met un peu de temps à se bouger et enfin le tugboat arrive ! En route pour le dernier morceau avant l’Atlantique !

Gatun Locks

Nous avons donc trois écluses d’affilée devant nous et cette fois on descend. Tout se passe bien, un pilot sur chaque aile du Bridge pour surveiller le déroulement des opérations. Les écluses ont l’air vachement profondes, mais c’est peut-être parce qu’on descend, on a une meilleure perception. Donc cette fois-ci, au lieu d’attendre que l’eau monte, on attend qu’elle descende. Je suis verte, parce qu’à côté le bateau est parti bien après nous et il a terminé avant nous, c’est trop injuste. Belle lumière de fin d’aprèm, en plus il fait plutôt bon, pas trop lourd. On quitte définitivement Gatun Locks à 18h45, adieu le Pacifique, adieu le canal du Panama. On est arrivé de nuit, on part de nuit, logique.

sacrée baisse de niveau

Nous allons maintenant vers Manzanillo mais là je jette l’éponge, je n’en peux plus. J’ai passé beaucoup de temps dehors à respirer les fumées toxiques de tous ces bateaux brûlants du carburant bon marché et à éviter de me faire piquer par des insectes tropicaux, je veux dormir. La plupart des travailleurs de la salle des machines ont passé tout le passage du Canal enfermés en bas à veiller au bon fonctionnement de la bête, c’est également l’heure du repos pour eux. Ceux qui n’ont pas travaillé la nuit dernière doivent rester éveillé cette nuit pour les opérations de chargement/déchargement à Manzanillo…

sortie de Gatun Locks

Non classé | 16.11.2012 - 11 h 39 | 2 COMMENTAIRES
La nuit tous les chats sont gris

Mais y’a pas de chat et en plus c’est pas gris la nuit. C’est noir total, comme dans un four.

Je monte au Bridge, j’ouvre la porte et là je suis aveuglée par la nuit, je ne vois rien de chez rien, à part les lumières sur les écrans. Éviter de rester devant la porte, se mettre dans un coin et attendre. Petit à petit, je commence à distinguer les contours des machines, des chaises et puis finalement je deviens limite nyctalope (ceci n’est pas un gros mot, je l’ai appris en lisant les premières pages de Bob Morane). Je vois les gens dans la salle, et enfin l’extérieur : le bateau , les containers et l’océan. La mer est très noire, bien plus foncée que le ciel. Et quand il n’y a aucun nuage c’est fantastique, le meilleur endroit pour observer les étoiles c’est le milieu de l’océan. Aucune lumière, aucun relief, pas d’arbres, juste le ciel en panorama. Si je m’y connaissais en étoiles, je pourrais reconnaître toutes les constellations. Mais il y a vraiment trop d’étoiles, ça ressemble à « relier les points » alors forcément je m’invente plein de trucs chouettes et je reconnais pas Orion ou Scorpion. Quelques étoiles qui bougent, sûrement des avions ou des satellites ou des vaisseaux spatiaux. Et la voie lactée c’est juste magique, à moins que ce ne soit la fumée du navire… Des étoiles filantes aussi, c’est la classe. Mais il commence à faire frais, toujours du vent, alors il faut se rentrer. Le retour à la lumière est très brutal les premières secondes.

j’ai pas de photos de nuit

Non classé | 15.11.2012 - 17 h 23 | 5 COMMENTAIRES
Barbecue

Le samedi 13 octobre, c’était jour de fête : le barbecue du Pacifique ! Barbecue-party dehors à l’arrière d’un cargo, sous des containers, trop top.

tablée

17h, me voilà à l’aft, tout le monde est presque déjà là. Je ne sais pas trop quoi faire je dois dire. Les roumains discutent entre eux près du barbecue, Joey et un autre gars surveillent de la viande et un poisson sur le grill, la table est remplie de boissons et plats en tous genre : bières, sodas, vins, nouilles, riz, gâteaux, une espèce de truc grillé bizarre (chien, cochon, autre chose?), et bien sûr la télé avec les enceintes, la machine a karaoké et le micro ont été sortis, on a de la musique en fond, mais pour l’instant personne ne chante. C’est beaucoup de Céline Dion quand même, je ne comprends pas cette fascination.

je sais pas ce que c’est : chien, cochon…

L’autre passager arrive un peu à la bourre. Finalement, je cause avec Frigoman, il est gentil et causant (il parle d’ailleurs français). L’électricien a préparé une mixture à sa façon, plat typique roumain : du bœuf, du mouton, de l’ail, des oignons et d’autres trucs. Ensuite il en fait des saucisses sans boyaux. On a à manger pour trois jours je pense. Pendant qu’il surveille ses espèces de saucisses, le repas commence. C’est bon tout ça, c’est chouette. Certains mangent debout, surtout les philippins. Le coucher de soleil est pas mal.

coucher de soleil

C’est genre le barbecue le plus surréaliste et extraordinaire de ma vie. Il se met à pleuvoir, pour éviter, le plus gros de l’averse, on dévie le cargo tout simplement. Ben y’a de la place, on va pas s’embêter ! Je discute avec Frigoman et le 2nd Engineer et soudain le Chief Engineer et le Capitaine nous alertent : « whale! » effectivement, on voit une baleine qui nous fait quelques petits sauts, c’est cool, je félicite le Chief Engineer pour une organisation pareille ! Je goûte l’étrange plat roumain de l’électricien, c’est bon mais un peu fort en goût. Le Chief Officer arrive et nous annonce que ce soir on avance d’une heure. Le 2nd Engineer râle « toujours à nous annoncer des mauvaises nouvelles ! ». Le Chief Officer et le 2nd Officer se sont relayés au Bridge pour pouvoir participer au barbecue. Le Chief Engineer se joint à notre conversation et c’est là que j’apprends qu’en fait l’ancien Capitaine s’est fait débarquer. Tout l’équipage, marins et officiers inclus ne pouvaient plus travailler avec lui, c’était infernal, un tyran. Ils ont donc envoyé un mail à la Compagnie et voilà pourquoi le gars de la Compagnie est monté à bord en même temps que moi à Melbourne. Soit disant pour vérifier les conditions de travail des marins (en même temps c’était un peu ça), mais en fait il enquêtait sur le Capitaine en interrogeant tout le monde. Je n’ai absolument rien remarqué. Et donc on a gentiment demandé au Capitaine de rentrer chez lui, il est descendu en Nouvelle-Zélande et le nouveau Capitaine est arrivé. Le 2nd Engineer me précise qu’en général ils restent 3 mois en mer, mais surtout ils stoppent en Europe, c’est plus près pour revenir en Roumanie, ça coûte moins cher à la Compagnie. Là c’était donc vraiment un cas de force majeur. Ben putain, moi qui le trouvait trop fun. En fait, je trouve chouette les gens mentalement atteint et les tyrans. Tout va bien. Le Capitaine arrive sur ces entrefaites, la conversation dévie normalement, de toute façon tout avait été dit.

On cause des philippins à multiples couches de vêtements mais en tongs en Alaska. Et je me rends compte avec tristesse que vraiment je ne comprends rien au roumain. Ils ont beau me répéter que c’est une langue latine et que ça ressemble à l’italien, moi je trouve que ça sonne comme du russe. Et il ne faut surtout pas dire ça à un roumain. Ils détestent, non ils haïssent, ils abhorrent, ils exècrent, ils vomissent même les russes. Heureusement que je leur ai pas dit…

miam

Tous les philippins sont rentrés, trop froid. Arrive l’absurde ou le surréaliste. Nous revoilà autour de la table les roumains et moi. Joey déboule et nous fait des tours de magie hallucinants pendant que le cuistot en doudoune nous chante tout le répertoire de Robbie Williams, seul devant son écran de télé. À savoir que tout le matos a pris la flotte tout à l’heure, je ne comprends pas comment il n’y pas eu d’électrocution… Joey me fait piocher une carte et la devine instantanément. Ou alors il nous montre le 10 de cœur, écrit la valeur de la carte sur le dos de celle-ci, pose la bouteille de sweet chili sauce par-dessus, il nous cause de je sais pas quoi, il enlève la bouteille de sweet chili sauce et la carte marquée 10 de cœur est maintenant un huit de trèfle. Je suis persuadée que la sweet chili sauce a une importance capitale pour ce tour. Je ne comprends pas.

karaoké fin de soirée

Bref, j’ai passé une bonne soirée. Fin de la soirée : 19h30, putain on est trop des oufs !

Résumé : un barbecue sur un cargo au milieu du Pacifique avec de la viande bizarre, des révélations, un karaoké à chansons pourries, une baleine et des tours de magie = le barbecue le plus génial de tous les temps.

Non classé | 14.11.2012 - 18 h 24 | 6 COMMENTAIRES
La vie aquatique

Pendant les deux premières semaines, je ne vois rien. Que dalle, pas la moindre nageoire, le plus petit aileron, même pas un tentacule de calamar géant, ou un souffle de baleine. Tous les jours je me promène dehors, je scrute l’horizon, je me penche au-dessus de l’eau à l’avant du bateau mais il n’y a rien. À part de la flotte partout. Comme dirait le Maréchal MacMahon « Que d’eau ! Que d’eau ! ».

mon ami Noa, le koala en lego (j’ai appris que le vrai Noa le koala qui m’avait mordu est mort…)

Il m’a fallu attendre le 13 octobre pour voir un commencement de vie aquatique. Pendant ma promenade de début d’après-midi, les vagues s’éclatent pas mal à l’avant côté starboard, je crains de me faire asperger. Beaucoup de mini arcs-en-ciel éphémères pour le coup et j’aperçois 3-4 petits poissons volants de la taille d’une libellule. J’attends, espérant en voir d’autres, mais nada. Finalement, c’était peut-être des libellules. Ou des gros embruns. Je continue mes tours.

poisson volant avec mon appareil-photo

Toujours côté starboard, je revois des poissons-volants. Bien évidemment, c’est le seul jour où je n’ai pas mon appareil-photo avec moi. Cette fois-ci pas besoin d’attendre longtemps pour en revoir d’autres. D’ailleurs je les entends avant de les apercevoir, c’est fou. Surtout lorsqu’ils se déplacent en groupe, ça fait du boucan. Des petits transparents bleus, mais aussi des noirs, rouges, bleus un peu plus grands. Ils m’avaient manqué ces satanés bestiaux. En fait c’est des genres de sardines avec des ailes. Ils sont toujours aussi peu doués pour atterrir, certains sont meilleurs et font quelques ricochets avant de se crasher, d’autres s’écrasent directement. On dirait qu’ils ont pris des cours avec des kamikazes « je vais vous apprendre à décoller, savoir atterrir ne vous sera d’aucune utilité. Bonne chance et banzaï ! ». Soudain, des dizaines et des dizaines de petits poissons-volants s’envolent en même temps, c’est magnifique. La cloche a sonné et ils vont tous en récré, certains profs leur volent après « mais non, c’est un cargo, j’ai pas fini mon cours ! » ou alors c’est peut-être un concours d’apnée/planement. Le dernier qui reste à la surface a gagné ! Ou bien c’est juste un banc de poissons qui nageait dans les parages. Toujours est-il que c’est chouette, on dirait un bouquet final de feu d’artifice horizontal.

photo de l’autre passager qui avait un appareil top

Je reste longtemps à les observer avant de me décider à continuer ma route. Plus tard le Capitaine me raconte que parfois sur des cargos moins haut, les poissons-volants atterrissent sur le deck : poisson frais pour tout le monde !

Le lendemain, les poissons-volants sont toujours là, ça fait plaisir. Cette fois j’ai mon appareil-photo, mais c’est impossible à prendre en photo, j’avais oublié. Et j’ai apparemment loupé un banc d’une quarantaine de dauphins, pas cool.

une autre photo de l’autre passager

Le Chief Officer nous annonce des dauphins et des orques pour le lendemain, j’ai hâte ! Bien évidemment, pas l’ombre d’un cachalot à l’horizon. Le Léviathan est sans doute passé par-là et a tout bouffé avant qu’on arrive, dommage.

Un midi, alors que je descendais pour ma promenade d’après-déjeuner, j’ai aperçu un aileron noir étrange tordu tout près du bateau et une forme sombre assez grande dans l’eau. Je ne sais toujours pas ce que c’était. Peut-être Nessie prenait des vacances bien méritées dans le Pacifique…

J’ai enfin vu des dauphins en arrivant sur Savannah dans l’eau pas claire. Il était temps.

Flipper

Je crois avoir vu un phoque ou une otarie dans la Manche. Il y avait quelques algues foncées qui passaient dans les parages, au début j’ai cru que c’était des algues de la forme d’une otarie, mais ça a bougé et ça a plongé. Je ne m’y connais pas tellement en algues, mais je ne pense pas que des algues puissent faire ça.

un truc qui dérive avec des oiseaux dessus

Non classé | 14.11.2012 - 17 h 00 | 0 COMMENTAIRES
Cuisine

Le cuistot c’est Freddie, un philippin qui sourit tout le temps et qui chante super bien, aidé de Roman le steward, philippin également. C’est plutôt assez bon dans l’ensemble, je peux demander des œufs au bacon tous les jours au petit dèj si je veux. Soupe tous les midis, salade à tous les repas, c’est chouette. Mais parfois, c’est hard quand même. Parce que moi je peux pas manger du foie de poulet comme ça, ou une soupe de tripes c’est pas possible non plus.

cuisine

On a du vin également à chaque repas, du rosé pétillant du Portugal, du vin rouge californien, du vin blanc de Bordeaux… mais bon je m’en balance un peu. Par contre, ce qui m’importe c’est qu’il y a un pot de nutella sur la table en permanence, c’est très difficile de résister. Alors je résiste pas.

Il y a deux tables dans l’Officer’s messroom : une table de 4 pour les passagers et une grande table pour les officiers. Mais en fait, les 2nd et 3rd mate même s’ils sont officiers, ils mangent au crew’s messroom avec leurs compatriotes philippins.

crew’s messroom

Le 2nd Engineer a vraiment beaucoup de mal avec la cuisine de Freddie, j’ai parfois peur qu’il le tue, mais non. Une fois je l’ai vu faire mine de se taper la tête contre les murs après dîner. Le pauvre.

Le dimanche midi c’est jour de fête. Soupe de tripes pour les roumains et heureusement soupe de légumes pour les passagers. Puis des frites avec de la viande, et enfin glace arrosée de sauce au chocolat.

cuisine

Le dimanche soir, par contre, c’est difficile : pizza ou parfois quiche lorraine. La pâte à pizza mesure environ 5cm de hauteur et j’ai l’impression que le cuistot met tous les restes de la semaine sur la pâte, c’est particulier. La quiche Lorraine, c’est pareil, très épaisse, bien écœurante et une fois il l’avait même saupoudrée de pomme de terre sautées, strange…

Non classé | 14.11.2012 - 10 h 20 | 2 COMMENTAIRES
Dehors

Parfois, il fait bon de prendre l’air, alors je descends faire des tours de Main Deck (un tour = 400m). Enfin de la tranquillité, respirer de l’air frais ! Tu parles d’une blague…

sur le Main Deck, ligne droite

D’abord, le bruit des machines est plus assourdissant en bas, et il y a aussi le doux son des karchers et autres outils des marins sur le pont. Et les containers aussi. C’est le plus effrayant je trouve, surtout lorsque le cargo tangue vraiment. Les containers sont fixés au cargo, mais il y a du jeu entre chaque containers donc ça grince terriblement quand ça bouge. On dirait qu’il y a une panthère dans la boîte (je préférerais un dragon, mais il paraît qu’une panthère c’est plus probable…) et que pour rester stable, elle s’agrippe de toutes ses forces avec ses griffes qui crissent sur le métal.

ça bosse

Et pour l’air frais, on repassera. Odeurs de pétrole, de cambouis, de graisse, de peinture, de fumée, de brûlé quand les travailleurs jouent du chalumeau. Ben oui, y’en a qui bossent quand même. En gros, entretien du navire : ils dérouillent, nettoient et repeignent encore et encore. Ça peut être très acrobatiques quand ils se baladent sur les grues ou tout en haut des containers. Ils sont sapés de la tête aux pied, en général ils portent des bleus de travail, des cagoules et lunettes de soleil, y’a rien qui dépasse. Le soleil peut être agressif parfois.

se protéger du soleil, c’est important

Il est clair que les lunettes sont absolument indispensables si on veut éviter de se faire cramer les yeux méchamment. Des chaussures sans semelles lisses, ça peut aider aussi. Parce que ça peut être glissant de marcher sur le Main Deck : flotte, sel, cambouis…

travaux de peinture

Le seul endroit vraiment peinard, quand personne n’y travaille, c’est le bow, l’avant du navire. Surélevé par rapport au Main Deck, on y accède par un escalier au bout du pont. Il y a là l’ancre, des cordes, et une plate forme pour jouer à « je suis le roi du monde ». Il n’y a plus le bruit des machines, juste les vagues et quelques rares « bong » quand il y a beaucoup de vagues (je ne sais pas vraiment à quoi correspondent ces « bong »). Une fois sur la plate forme, on entend que le vent, l’eau, et on respire bien de l’air frais ! On sent vraiment la vitesse du cargo, c’est très enivrant comme sensation, ça donne envie d’aborder des bateaux sabre entre les dents, et je me sens plus impératrice de l’univers que roi du monde pour le coup. Mais bon, on ne croise pas beaucoup d’autres navires à pirater, tant pis.

l’avant du bateau avec la plateforme « I am the king of the world ! »

À l’arrière, c’est très bruyant, ventilation, porte d’accès pour descendre à la salle des machines. On est également au niveau le plus proche de l’eau. Le sillage est assez impressionnant, on dirait un jacuzzi, ça bouillonne sévère. Le 2nd Engineer m’a appris que la traîne restait visible par satellite pendant 3 jours. C’est pratique pour repérer les bateaux qui font du dégazage sauvage

réparation de l’échelle pour le Pilot

Non classé | 09.11.2012 - 09 h 02 | 4 COMMENTAIRES
Rolling and pitching

Les bateaux ça bouge. Je sais, c’est dingue. Celui-ci est assez imposant donc niveau mouvement, c’est pas non plus trop gênant. En général, je ne sens absolument rien, juste une espèce de tremblement. Ou je ne me rends peut-être plus compte. Reprenons au début.

Mer de Tasman

De Melbourne à la Nouvelle-Zélande nous avons traversé la mer de Tasman qui n’est pas réputée pour son calme comme nous le prouve tous les ans la régate Sydney-Hobart : beaucoup au départ, bien peu à l’arrivée. Et bien la mer de Tasman n’a pas failli à sa réputation. Dès le premier jour, annonce du Capitaine à l’attention de tout l’équipage et des passagers : « ce soir, vent de 40 nœuds, vagues de 6 à 7 mètres, ça va remuer, il faut tout sécuriser dans les cabines et bon appétit ! », il était trop drôle ce Capitaine.

Je crois que c’était pas si pire au final mais ça a pas mal tangué pendant 4 jours. En journée, c’est pas trop gênant, je m’occupe, je m’en aperçois pas tellement. Sauf quand il faut marcher. Pour aller d’un bout à l’autre du couloir, plat en général, il faut monter puis se laisser aller pour la descente, c’est assez fun en fait ! En regardant par le hublot, au lieu de voir un peu de mer et beaucoup de ciel le tout plutôt stable, je vois à la place l’océan et bim ! ça remonte plein ciel et puis ça redescend dans la mer. C’est dans ces moments-là qu’on sait si on a le mal de mer ou non. Je ne l’ai pas. Pour une vue plus impressionnante du phénomène, il faut prendre de la hauteur, monter au Bridge ou carrément au Compass Deck et voir le cargo monter d’un côté, descendre de l’autre c’est épatant. On se demande quand même comment ça reste équilibré tout ce bordel. L’eau dans les ballasts, tout ça.

mer de Tasman, roulis

Le plus chiant c’est la nuit, quand on essaye de dormir mais là on sent tous les mouvements. Je roule à droite, à gauche, c’est terrible. L’autre passager m’apprendra par la suite comment faire. 2 solutions possibles. Si j’ai un grand lit, dormir dans le sens de la largeur, c’est moins gênant dans ce sens-là ça monte et ça descend. Sinon, caler gilets de sauvetages et combinaisons de survie sous le matelas de chaque côté afin de se créer un espace anti-roulis.

Je vous raconte même pas comment c’est quasi impossible de jouer aux fléchettes lorsqu’un bateau tangue : la cible bouge, c’est pas du jeu.

 

Ensuite l’océan Pacifique qui est assez calme comme son nom l’indique. Et ben c’était plutôt calme. Quelques rares moments de tangage, un peu de mouvement sans plus. Toutefois, pas de mer d’huile d’une parfaite platitude comme j’ai pu avoir entre Taïwan et l’Australie la dernière fois.

coucher de soleil aux Caraïbes

Le premier jour sur la mer des Caraïbes est absolument idyllique. Il fait beau, il fait chaud et la mer est d’un calme absolu, on croirait naviguer sur un lac. Mer d’huile, sans vagues, on dirait un miroir, c’est magnifique, je peux même voir les poissons-volants avant qu’ils ne sortent de l’eau. Le coucher de soleil est incroyable. Le deuxième et dernier jour est un peu moins calme avec sale temps mais ça peut aller.

calme aux Caraïbes

L’Océan Atlantique ! Depuis le départ, on m’annonce le pire. Que ce soit le Chief Mate, le frigoman, le 2nd Engineer, tous me rabâchent que la traversée de l’Atlantique à cette période c’est tout sauf une partie de plaisir. Sympa. Le chief Mate ajoute même « au pire, c’est juste 5 jours vraiment terribles ». Évidemment, on est accueilli par des orages à la sortie des Caraïbes, comité de bienvenue parfait. Tout le long des états-Unis, y’a pas de problèmes, sauf dans les annonces météo pour la suite. D’abord, on a évité l’ouragan Sandy, à 2 jours près, on était bon. Et ils annonçaient également du mauvais temps pour l’arrivée en Angleterre, la totale quoi.

Donc on est monté jusqu’à St Pierre et Miquelon pour commencer la traversée. Il faisait gris de chez gris, l’eau n’était même plus bleue, et il y avait pas mal de vagues. Même s’il était derrière nous, cet ouragan me foutait les jetons sévère, surtout à force de lire les bulletins d’informations assez alarmants. C’est vrai quoi, on sait jamais, il pourrait nous rattraper, c’est rapide un ouragan.

On nous a prévenu de deux jours de mauvais temps, on a commencé à tanguer d’avant en arrière, ça change. Mais finalement c’était pas si pire. Par contre, je n’avais plus le droit d’aller faire mes tours de deck, pas cool. Les vents étaient assez violents.

un rare jour de beau temps sur l’Atlantique

Mais finalement, les derniers jours avant la Manche furent les pires, rien à voir avec la mer de Tasman. 3 nuits sans trop dormir. Parce que lorsque le cargo tangue d’avant en arrière et de gauche à droite, peu importe que je sois en long, en large ou en travers dans mon lit, ça bouge quand même. Et c’est compliqué de dormir lorsque ça remue autant. J’ai réussi à grappiller quelques heures de sommeil le matin quand j’étais trop crevée pour ne pas réussir à m’endormir. Mais enfin, c’est pas grave, je suis en vacances, ceux qui bossent ne dormaient pas mieux que moi, mais eux devaient enchaîner sur une journée de travail. Tout était sécurisé sur le cargo, plus rien sur les tables qui puisse glisser, les fauteuils attachés, le problème c’est pour les repas. Là encore ça pouvait aller (j’ai dû rattraper mon assiette une fois ou deux), mais parfois ils doivent tenir leurs assiettes et leurs verres en mangeant pour éviter que tout se casse la gueule.

La Manche, on voit la France !

La Manche enfin, tranquille, quelques gentilles vagues, mais le cargo ne bougeait pas. Il faisait même beau, comme pour me souhaiter la bienvenue !

Non classé | 08.11.2012 - 00 h 04 | 0 COMMENTAIRES
What’s in the box ?!

Aucune idée. Ils transportent des tas de containers sans savoir ce qu’il y a dedans la plupart du temps. Et d’ailleurs ils ne veulent pas le savoir, c’est pas leur boulot. Ils doivent juste connaître les informations indispensables : produits dangereux ? Réfrigérés ? Température ? Poids ? Afin de pouvoir ranger tout ce petit monde sans que cela fasse Boum ! Ça serait dommage quand même… si ça se trouve on transporte des munitions, c’est possible. Tant que c’est stocké au bon endroit, ça me va. Le 2ndOfficer m’a raconté que les containers chinois c’est les pires parce que bien souvent ils ne donnent pas toutes les informations, ça peut être assez dangereux. Mais on ne transporte pas de containers chinois, quel soulagement !

on transporte même un bateau

Le reeferman (ou frigoman) est là pour contrôler tous les containers réfrigérés. Il doit s’assurer qu’ils sont à la bonne température en permanence et réparer en cas de problème. C’est également lui qui doit débrancher et rebrancher lesdits containers pendant le déchargement/rechargement. Chouette !

containers réfrigérés

À LIRE SUR YAGG
Monde | 11 H 28 | 0 COMMENTAIRES
A la une , France , Plus | 10 H 30 | 4 COMMENTAIRE
Monde | 11 H 54 | 0 COMMENTAIRES
France | 2 H 56 | 3 COMMENTAIRE